n° 47 Crise d’épilepsie pendant la prière : validité de la Salāh
Question :
Une personne est atteinte d'épilepsie. Cette maladie peut se manifester par des crises silencieuses (des absences) durant lesquelles le malade perd brièvement connaissance et se retrouve totalement déconnecté de son environnement. Un jour, cette personne accomplissait la prière du Maghrib en groupe à la mosquée. Le lendemain, un autre fidèle l'a informée qu'il s'était passé la chose suivante durant sa prière : lors de la deuxième Rak'ah, après le Tashahhud, elle est restée assise et ne s'est pas levée pour la troisième Rak'ah. Lorsque l'imam s'est assis pour la dernière assise (Qa'dah Akhirah), sa crise s'est dissipée et elle a terminé sa prière normalement. Elle n'a absolument aucune conscience de ce qui s'est produit.
Partant de là :
- Sa prière est-elle valide ?
- Dans le cas présent, quelqu'un l'en a informée. Mais quel serait le statut de sa prière si personne ne lui disait rien, puisqu'elle perd totalement notion de son environnement lors de ces crises ?
Réponse
الجَوَابُ حَامِداً ومُصَلِّياً
السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ
Cette personne devra refaire ses ablutions ainsi que sa Salāh. Si l'heure de cette prière est déjà écoulée, elle devra la rattraper.
En principe, la perte de connaissance annule à la fois les ablutions et la prière.
Cependant, dans la situation évoquée, si personne ne l'informe de sa crise et qu'elle n'en a elle-même aucun souvenir (de sorte qu'elle est convaincue d'avoir accompli sa Salāh normalement avec toutes ses obligations), il n'y a aucune raison de juger sa prière invalide (elle est donc présumée valable).
En revanche, dès l'instant où quelqu'un l'en informe ou qu'elle prend conscience d'avoir perdu connaissance, elle a l'obligation de la répéter, car il est avéré que celle-ci a été annulée.
والله أعلم
Et Allāh est Le plus Savant.