n° 48 Versement d'une assurance-vie facultative
Question :
Si une personne souscrit une police d'assurance-vie qui verse un capital à son décès, est-il permis de distribuer cet argent en tant qu'héritage aux ayants droit ? Que doivent faire les héritiers pour obtenir l'absolution du péché d'avoir souscrit une assurance-vie pour le défunt ?
Réponse
الجَوَابُ حَامِداً ومُصَلِّياً
السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ
L'assurance-vie est totalement illicite car elle car elle intègre des composantes de jeux de hasard (Maysir) et d'usure (Ribā), formellement proscrites dans le Qur'ân avec de sévères avertissements. (Fatāwa Mahmudiyyah Vol. 16 Pg. 391).
Il est donc strictement interdit de souscrire une assurance-vie facultative, quelle qu'en soit la raison. Cependant, si une personne en possédait une et qu'elle décède, entraînant le versement d'une somme par la compagnie d'assurance à ses héritiers, ces derniers ne sont autorisés à conserver que le montant des primes que le défunt a versées de son vivant. Tout excédent (le surplus) doit être reversé aux pauvres, sans aucune intention d'en retirer une quelconque récompense.
Quant à la personne décédée qui avait souscrit cette assurance, et dont les proches s'inquiètent pour son sort dans l'au-delà, afin de chercher à l'absoudre et à obtenir son pardon, ils doivent accomplir des œuvres surérogatoires dont le mérite est transmis au défunt (Isālus-Sawāb) ainsi que des invocations de pardon en sa faveur.
Chacun doit se rappeler qu'Allāh Ta'ālā est Plein de bonté et Très Miséricordieux ; nous avons donc l'espoir qu'Il pardonnera au défunt par Sa grâce infinie.
والله أعلم
Et Allāh est Le plus Savant.